L'Agriculture biologique

Une introduction de KOURDE Y.

Ingenieur agronome

<font color="#FFFFFF">organismes</font>

Toutes les définitions relatives à l’agriculture biologique font référence au respect des cycles biologiques des cultures et à l’absence d’intrants de synthèse ou contenant des organismes génétiquement modifiés.

Les produits bio sont exempts d’adjonctions chimiques et non manipulés génétiquement.

L’agriculture biologique se fonde sur des valeurs telles que la santé et le respect de la nature dans son sens le plus large.« L’agriculture biologique doit être l’étalon-or des bonnes pratiques culturales respectueuses de l’environnement »

Les produits bio reposent sur un ensemble de règles, de directives et de principes spécifiques, appliqués à tous les niveaux de la filière : production, transformation, transport, distribution…

Ces règles sont définies à l’échelle mondiale, européenne et/ou nationale par des organisations internationales, des états ou des organismes reconnus. Les principaux acteurs de définition de ces règles sont la FAO, l’OMS, le codex alimentarius, l’IFOAM, le conseil des ministres de l’UEE, les ministères (en général de l’agriculture) des états et les organismes certificateurs homologués.

Toutes ces règles et ces directives tendent à :

  • Maintenir un équilibre entre les plantes cultivées, les animaux et leurs environnements.

  • Produire des denrées alimentaires de haute valeur nutritive.

  • Interdire les fertilisants chimiques de synthèse et veiller plutôt à l’activité biologique des sols et l’enrichissement de leur fertilité par l’utilisation de matière organique et la rotation de cultures compatibles, complémentaires et résistantes.

  • Exclure tout herbicide, lui préférer la lutte manuelle, mécanique ou thermique et mettre l’action sur la prévention.

  • Ne pas utiliser les organismes génétiquement modifiés et les produits qui en sont issus.

  • Eviter de soumettre les produits à des rayonnements ionisants, des irradiations ou des régulateurs de croissance.

  • N’utiliser que des semences, plants et matériels  de multiplication végétative provenant d’exploitations biologiques et n’ayant pas subi de manipulation génétique.

  • Préserver la bio-diversité au sein d’un écosystème en équilibre écologique stable.

  • Mener des élevages selon des techniques qui tiennent compte du bien-être et des besoins physiologiques et éthologiques des animaux.

  • Nourrir les animaux essentiellement avec des aliments biologiques et limiter le recours aux antibiotiques.

  • Reproduire les animaux par des méthodes naturelles ou par insémination artificielle et ne pas recourir aux transferts d’embryons et aux manipulations génétiques.

Parlant de l’agriculture biologique, le professeur Francesco Panese de l’Université de Lausane dira : « Ainsi, il y a d’abord le souci de soi, puis le souci de la nature et enfin le souci du monde. Ces trois soucis convergent ».

    L’agriculture biologique puise ses idées fondatrices dans différents mouvements comme la biodynamie et l’agriculture organique. Ces mouvements sont apparus un peu partout en Europe et aux Etats-Unis d’Amérique. Nous les devons à des précurseurs tels que Rudolf Steiner, philosophe autrichien qui jeta les bases de l’agriculture bio dynamique en 1924 ou Sir Albert Howard dont le « testament agricole » inspira en 1940 le courant de l’agriculture organique.

D’autres pionniers, médecins, agronomes, agriculteurs, consommateurs, écologistes, réagirent aux effets néfastes des produits chimiques et prirent diverses initiatives. Nous citerons parmi ces hommes :

  • Les Français, Raoul Lemaire, agriculteur, Jean Boucher et André Louis, agronomes ainsi que Matteo Tavera.

  • Le scientifique américain Rachel Carlson et son célèbre ouvrage « le silence des oiseaux » par lequel il dénonce en 1960 les conséquences des pesticides.

La même époque vit naître des associations comme la GABO (Groupement d’agriculture biologique) ou encore « Nature et Progrès ».

En 1972 est créée l’International Fédération Of  Organic Agriculture Movement.

            La destruction des écosystèmes, la pollution des nappes phréatiques, les scandales relatifs à la crise de la vache folle (ESB), à la dioxine, la controverse autour des OGM et même du clonage font hisser l’agriculture biologique d’un simple mouvement de société à un véritable mode de production.

Les consommateurs, notamment ceux des pays développés, s’impliquent davantage dans les filières agroalimentaires, manifestent le souci et expriment la demande croissante d’une alimentation saine, indemne de pesticides, colorants, conservateurs et hormones. Certains auteurs parlent de « consom’acteurs ».

Les médecins mènent des études et établissent parfois des relations entre les produits de l’agriculture conventionnelle et les maladies dégénératives, fonctionnelles récidivantes ou chroniques.

Et enfin, les pouvoirs publics, nationaux et  transnationaux, mettent en place des cadres réglementaires, de la production à la commercialisation des produits bio. Certains Etats assortissent leurs réglementations de véritables programmes de développement et de soutien de l’agriculture biologique.

      Contrairement à une idée largement répandue, ce mode de production n’est pas un retour à l’agriculture traditionnelle. Il nécessite des notions agronomiques approfondies et repose sur des méthodes très élaborées. Les exploitants sont en général des jeunes bien formés qui compensent les produits chimiques par des connaissances techniques.

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Soutiens du FNDIA à l'agriculture biologique

Voir aussi les soutiens du FNRPA aux produits bio

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Prix de gros des fruits et légumes.

Publié par filaha.net sur mardi 13 juin 2017